|
Genèse 1 :28 « Dieu les bénit en disant : - Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre, rendez-vous en maîtres, et dominez les poissons des mers, les oiseaux du ciel et tous les reptiles et les insectes. » Notre pays a fêté récemment le 1er mai, fête du travail. C’est l’occasion pour moi d’évoquer dans cet éditorial ce que dit la Bible du travail. La Bible raconte la vie d’un peuple travailleur par excellence. Du point de vue théologique, le travail est une occupation créative ayant pour but l’obtention d’un profit nécessaire, tant au niveau personnel que familial. ![]()
Dieu lui-même réalise un travail créatif dans tout ce que signifie la création (Genèse 1/1 et versets suivants). Plus encore, le premier mandat d’Adam et d’Eve est de travailler (Genèse 1/28), en harmonie avec la Création. C’est le Dieu Créateur qui rend l’être humain co-participant de son oeuvre créatrice pour que celle-ci perdure. Dans le Nouveau Testament, l’importance du travail est aussi soulignée. Jésus lui-même a travaillé pour le royaume des cieux. Les apôtres et les autres disciples ont aussi suivie cette ligne de l’occupation créative, c’est-à-dire le travail. Le texte de la Genèse fait penser à certains que le travail serait une malédiction : “ Il dit à l’homme : Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger, Le sol sera maudit à cause de toi ; C’est avec peine que tu en tireras ta nourriture Tous les jours de ta vie, Il te produira des chardons et des broussailles, Et tu mangeras l’herbe de la campagne. C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, Jusqu’à ce que tu retournes dans le sol, D’où tu as été pris ; Car tu es poussière, Et tu retourneras à la poussière ”. Le travail en lui-même n’est pas une malédiction, mais une tâche créatrice. En effet, il est évident que depuis la chute d’Adam et Eve, le travail est devenu quelque chose de pénible. Dans le fait de travailler six jours, le repos est devenu un jour de repos, dans la finalité de reposer ses forces et en même temps un jour réservé pour Dieu. Dieu lui-même l’a béni et l’a sanctifié (Genèse 2/1-3 : “ Ainsi furent achevés le ciel, la terre et toute leur armée. Le septième jour toute l’œuvre que Dieu avait faite était achevée et il se reposa au septième jour de toute l’œuvre qu’il avait faite. Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car en ce jour Dieu s’était reposé de toute l’œuvre qu’il avait créée ”). Dieu lui-même, après avoir travaillé durement dans le processus de la Création, s’est reposé le septième jour. Dieu nous a donné à chacun la capacité créatrice pour obtenir un bénéfice de notre travail, pour nous-même et notre famille. Rien ne tombe du ciel, tout s’obtient sur la base d’un effort créatif. Cette capacité créative est d’ailleurs une grande bénédiction de notre Créateur. ![]()
Cependant, il y a un jour qui constitue notre offrande à Dieu et ce jour-là, nous devons le louer et lui rendre un culte. Hélas, ce dernier aspect est actuellement évité par l’être humain. Jésus, parmi ses nombreuses actions, loue l’homme travailleur et déplore l’oisiveté (Matthieu 20/1-16 : “ Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec les ouvriers pour un denier par jour et les envoya dans sa vigne. Il sortit vers la troisième heure, en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire et leur dit : Allez, vous aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera juste. Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième, puis vers la neuvième heure, et il fit de même. Vers la onzième heure il sortit encore, en trouva d’autres qui se tenaient (encore) là et leur dit : Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ? Ils lui répondirent : C’est que personne ne nous a embauchés. Allez, vous aussi, dans la vigne, leur dit-il. Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers. Ceux de la onzième heure vinrent et reçurent chacun un denier. Les premiers vinrent ensuite pensant recevoir davantage, mais ils reçurent eux aussi, chacun un denier. En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison et dirent : Ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté le poids du jour et la chaleur. Il répondit à l’un d’eux : Mon ami ! Je ne te fais pas tort, n’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui est à toi et va-t’en. Je veux donner à celui qui est le dernier autant qu’à toi. Ne m’est-il pas permis de faire de mes biens ce que je veux ? Ou vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? Ainsi les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers. )”. Plus tard, l’apôtre Paul exhorte à travailler et à ne pas être paresseux (Romains 12/11 : “ Ayez de l’empressement et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur ”). Par ailleurs, Jésus souligne que l’ouvrier est digne de son salaire (Luc 10/7 : “ Demeurez dans cette maison-là, mangez et buvez ce qui s’y trouve ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison ”). C’est dire que tout travail doit être récompensé, rémunéré, puisque de cette occupation créative, dépend notre bien-être et celui de notre famille.Cela ne doit pas nous surprendre que Jésus ait assumé le rôle d’artisan charpentier pour soutenir sa famille. Les disciples de Jésus étaient aussi artisans et c’est pendant leur travail qu’ils furent appelés à travailler pour le royaume de Dieu. Nous voyons aussi que Paul était un artisan constructeur de tentes et qu’il gagnait souvent un salaire grâce à l’œuvre créatrice de ses mains. Aujourd’hui, bien des choses dévalorisent le travail, qui est pourtant reconnu comme un facteur d’équilibre, l’être humain ayant besoin d’être occupé activement. Les facteurs dévalorisant le travail sont cette injustice qui s’appelle chômage, un travail mal rémunéré par rapport à l’activité fournie, et puis le fait qu’on rémunère autant parfois la paresse que le travail. Nos gouvernants s’emploient à remédier à cela mais le laisser-aller de ces dernières années rendent ardue la tâche. L’Eglise de Jésus-Christ, par l’évangile libérateur qu’elle proclame a un message à apporter dans ce domaine à la fois à la Société et aux individus. En effet, Jésus-Christ est Celui qui brise toute forme d’aliénation, toute forme de paresse en changeant notre vie, notre mentalité et en nous donnant de l’espoir et l’énergie de continuer dans la course de cette vie. Ne voudriez-vous pas faire la paix avec Dieu et rencontrer votre Sauveur, qui seul peut vous apporter la paix, la joie et la guérison de votre cœur sans doute bien souvent blessé et abîmé, par la révélation de son amour. " Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes.Car mon joug est aisé, et mon fardeau léger. " (Matthieu 11/28-30) |
|||||||||||
|
||||||||||||